Accueil Sport Rugby : quatre à cinq mois d'interdiction de stade requis contre Missoup

Rugby : quatre à cinq mois d'interdiction de stade requis contre Missoup

...
photo olivier missoup, qui reconnaît avoir asséné un coup de poing à rémy martin après le match montpellier - toulon, le 30 septembre, sera fixé sur son sort le 24 octobre. © archives / afp. 1
Olivier Missoup, qui reconnaît avoir asséné un coup de poing à Rémy Martin après le match Montpellier - Toulon, le 30 septembre, sera fixé sur son sort le 24 octobre. © Archives / AFP.

Quatre à cinq mois d'interdiction de stade ont été requis contre le rugbyman toulonnais Olivier Missoup, qui comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour une altercation avec le Montpelliérain Rémy Martin après un match du Top 14.

Une amende de 4 000 euros a été également réclamée par le Procureur de la République adjoint Patrick Desjardins contre le troisième ligne aile poursuivi pour "violences volontaires avec préméditation commises dans une enceinte sportive".

"Vous n'avez pas à juger une bagarre entre deux joueurs de rugby, sur un terrain, mais une agression caractérisée et préméditée entre un homme et un autre dans une enceinte sportive", a expliqué le magistrat, estimant que la loi sur le sport s'adresse aussi bien aux supporteurs qu'aux joueurs professionnels.

"La faute de M. Missoup est de n'avoir pas eu l'esprit professionnel de laisser retomber l'adrénaline totalement après le match", a ajouté Patrick Desjardins, évoquant l'acharnement du joueur, comme en a témoigné, à ses yeux, la déposition lu à l'audience de son coéquipier Mathieu Bastareaud.

Olivier Missoup a reconnu avoir asséné le coup de poing qui a cassé l'appareil dentaire de son ancien coéquipier et copain au Stade Français, mais réfuté les coups de pied, dont on l'a accusé, et la préméditation. Et d'assurer qu'il n'avait aucune rancune en s'approchant de Martin, avec qui il voulait discuter.

"Esprit guerrier"

A l'origine, un premier accrochage pendant le match. Selon Missoup, son adversaire lui a donné notamment un coup de genou et fait une fourchette sous l'oeil droit à la 75e minute. En réaction, il a indiqué avoir arraché le casque de Martin.

L'Héraultais a lui revendiqué son esprit "guerrier" et son "jeu engagé". Il a toutefois insisté sur le fait qu'il n'avait pas dépassé les limites et assuré que Missoup l'avait déjà menacé en sortant du terrain en lui lançant: "On verra si tu as des couilles à la réception".

Le Varois n'a pas la même version. Pour lui, en sortant de la salle avec ses affaires, il a seulement voulu "serrer la main" et discuter avec Martin en lui lançant: "Qu'est-ce qui t'arrives ? Tu t'es acheté une paire de couilles ?". Une phrase malheureuse qui a entraîné une réaction en chaîne.

Son défenseur, Me Gérard Nimo, a mis en exergue les témoignages contradictoires sur la préméditation. "Il avait son sac, ses lunettes et sa casquette, ce n'est pas la posture de quelqu'un qui veut en découdre", a-t-il dit, dénonçant l'acharnement d'une enquête sur des coups qui "relèvent de la contravention".

Et l'avocat d'évoquer, sans la poser, une question prioritaire de constitutionalité pour savoir si l'application de l'article 332 de la loi sur sur le sport prévue contre les supporteurs et les hooligans s'appliquent aussi aux sportifs professionnels.

Le président Philippe De Guardia a mis sa décision en délibéré au lundi 24 octobre.

 

 

  • merci d'indiquer un nom de film
    merci d'indiquer un titre'
    merci d'indiquer un titre à votre avis
  •  
  • merci d'indiquer un contenu à votre avis
    merci de saisir une note
  • Vos données personnelles font l’objet d’un traitement informatique par la société Additi, sur le fondement de l'exécution d'un contrat et sont utilisées notamment pour prendre en compte, modérer et répondre à vos commentaires sur les contenus mis en ligne sur le site. Elles seront conservées conformément à notre politique de données personnelles, sauf dispositions légales particulières. Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’opposition, de limitation et de portabilité, en vous adressant directement à pdp@sipa.ouest-france.fr ou par courrier à "Délégué à la Protection des Données Personnelles SIPA Ouest-France - ZI Rennes Sud-Est – 10 rue du Breil – 35051 Rennes cedex 9". Vous avez également le droit d’introduire une réclamation auprès de la CNIL. En savoir plus
Newsletter maville

Abonnez-vous à la newsletter - Montpellier

Votre e-mail, avec votre consentement, est utilisé par la société Additi pour recevoir les newsletters sélectionnées. En savoir plus

Quiz et jeux

Retour en haut